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Le coton Au nord, y’avait les corons, à l’est, c’était le coton Du travail, plus que de raison, les hommes, tisserands pour de bon
Pendant un siècle et d’mi, ce monde c’est dév’loppé, Se blottissant dans les vallées Ils venaient d’la montagne, ces hommes des campagnes Qui ont fait que les Vosges gagnent Des blanchiments sur pré, autour de Gérardmer Un univers immaculé Malgré les guerres des fous, et la rigueur des coups Le pays c’est remis debout Cheminées de briques rouges, dépassant la verdure Partage d’usines et de nature Filatures et turbines, motricité machines On n’pensait jamais à la Chine Mais le monde a bougé, et les temps ont changés Arrêt des métiers à tisser Chapeau à ceux qui restent, Pas de temps à la paresse C’est l’savoir faire des gents de l’Est C’est coriace un Vosgien, et ça n’a peur de rien Et on préparera demain Notre histoire est encrée, elle est à partager A raconter et à chanter Et là dans mon pays, à chaque soleil joli Au temps des fleurs et d’la neige aussi Ils arrivent de partout, et s’arrêtent chez nous Car c’est si beau ça vaut le coup |