Germaine
Allongé, dans les herbes, germaine torse nu
a fait sauter sa gaine, mon dieu qu'ils sont dodus
Elle s'étire et m'enlace, moi j'étouffe dans la masse

Il y a le ciel, le soleil et germaine...

Germaine est généreuse, prêt à tout me donner
Devient bientôt fiévreuse, comme la vache d'à côté
Elle me dit qu'elle est prête, car c'est l'heure de la traite

La germaine à d'la poigne, et elle sent fort sous les bras
Elle me grimpe et cocagne, plie un peu sous le poids
Je m'enfonce dans la glaise, j'vais avoir un malaise

Et ça dure, et ça dure, moi j'le suis d'moins en moins
J’fais d'la température, plus ça va, moins ça vient
Puis d'un coup, elle s'éclate, et m'écrase les patates

Elle retombe sur ma pomme, comme une bouse sur un gland
Y fait cinquante à l'ombre, et j'suis plat comme un gant
Et d'sa bouche qui baille, elle a un relent d'ail

A vous toutes les germaines, pitié pour l'gringalet
Avec l'âge qui s'amène, moi je veux rester frais
Mais j'arrête de chanter, elle veut encore recommencer

Paroles : Dominique Walter