Les Vosgiennes

Ils viennent un à un de Saint Dié, de La Bresse ou d’Gérardmer,
Les excités de la montagne
Le froid n’est pas prêt d’les cong’ler, à la mirabelle ils se sont damnés
C’est leur carburant vital
Pourtant on en f’ra pas des centenaires, car quand ils grimpent sur mémère,
Ils assurent comme des malades
Y’a qu’le soir après l’boulot, l’brame du vosgien fait de l’écho,
Pour le grand plaisir des dames

REFRAIN
Pourtant, que les Vosgiennes sont belles, comment ne pas être excité
Quand tombe culottes et jarretelles, tous les moineaux s’mettent à chanter

Après cinq jours de labeur, le bon Vosgien se met en cœur,
Pour une bringue infernale,
Alors on sort le vin d’groseille, maman s’met l’vernis aux orteils,
Papa son caleçon de bal
Et puis dans la soirée bien avancée, le caleçon tombe sur le plancher
Le Vosgien est de fort bonne race !
Et puis mesdames vous vous remuez, et tout l’basard est animé
Ca élimine la matière grasse

REFRAIN
Pourtant, que les Vosgiennes sont belles, comment ne pas être excité
Quand tombe culottes et jarretelles, tous les moineaux s’mettent à chanter


Le dimanche arrive à grands pas, après la bouffe, la gueule de bois,
Il faut éliminer les scories
Alors on va écouter le brame du cerf, car dans la soirée de toute manière
Ca peut redonner des envies
Alors on coince maman derrière l’tas d’bois, et quand elle fait hip hip hip houra !
On a droit encore à une partie
Mais la tête n’commande plus les pieds, on a l’intestin tout déréglé
Quand on a bouffé trop d’lantilles

REFRAIN
Pourtant, que les Vosgiennes sont belles, comment ne pas être excité
Quand tombe culottes et jarretelles, tous les moineaux s’mettent à monter


Paroles : Dominique Walter
Musique : Jean Ferrat