Marion

Dans un village de campagne, entouré de champs de blés
Un vieil homme regarde le ciel où il voudrait s'en aller
Il est droit devant sa porte, les mains croisées dans le dos
Et il teste de la sorte, durant des heures sans dire mot.

Il repart vers ses vingt ans, à l'age des illusions
Dans les champs de ses parents faire les foins avec Marion
Fille de la ferme voisine, ils étaient de vrais amis
L'amour est v'nu en sourdine, un jour Dieu les a unis.

Le bonheur, c'est si peu de chose, de l'amour, un sourire, et des roses
Le silence d'un baisé, un regard apprivoisé, une main que l'on garde serrée.

Il a construit de ses mains, une maison en pierre de taille
Pour accueillir en son sein les cris de sa joyeuse marmaille
Que les journées étaient dures, dans ce monde paysan
Cela passait à tout allure, sans aucune plainte pourtant.

Il y avait les dimanches, qui étaient des jours de fête.
Autour de la grande table la famille était complète
Marion de son sourire, rallumait la maison
Dieu qu'il en était fier, d'être le mari de Marion.

Le bonheur...

Puis vinrent les années, où les oiseaux s'envolèrent
Les uns derrière les autres vers la ville, loin d'la terre.
Du lundi au dimanche, les semaines s'étiraient
Les parents les amis, vers le ciel s'en allaient.
Le silence devint brusque, il y a dix ans de cela
Quand le sourire de Marion dans un souffle s'effaça.

Dans un village de campagne, entouré  de champs de blé
Un vieil homme regarde le ciel, où il voudrait s'en aller.

Le bonheur, c'est si peu de chose, de l'amour, un sourire et des roses,
Mais Marion est partie, c'était son amour sa vie, c'était...
Son Paradis...

 

Paroles et musique : Dominique Walter